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Balcons en France : une menace pour la sécurité des résidents ?

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En France, 1 à 2% des balcons auraient des problèmes de stabilité. Phénomène pas si anodin qu’il en a l’air, la fragilité des balcons doit faire l’objet d’une surveillance accrue. Car les accidents aux conséquences dramatiques ne sont pas des exceptions.


© ©Pixabay

– En 2016, à Angers (Maine-et-Loire), quatre personnes sont mortes et quatorze ont été blessées après le décrochement d’un balcon.

Ils n’en ont pas l’air, à première vue. Au contraire, ils sont même perçus comme des atouts pour un appartement. Mais les balcons seraient-ils plutôt des installations à risque ? C’est la question que s’est posée France 2, après l’effondrement de sept balcons d’un immeuble d’Antibes, dimanche 14 avril. Le genre d’incident à même d’interroger sur la fragilité et l’entretien du parc immobilier dans l’Hexagone.

En effet, selon un rapport national, un balcon s’effondre par mois en France. Le pays en compte actuellement quinze millions et, selon des professionnels du secteur, 1 à 2% d’entre eux auraient des problèmes de stabilité. Ce qui représenterait donc entre 150 000 et 300 000 balcons défaillants. L’état de ces balcons est à mettre en parallèle avec leurs divers problèmes d’étanchéité. La qualité des matériaux utilisés, notamment l’acier du béton qui compose les balcons, est étudiée de près.

Les accidents dramatiques, ça arrive

«La chute d’un balcon, qui est fort heureusement un phénomène très rare, est avant tout associée à un défaut de conception et/ou d’exécution, qui peut être accentué par des défauts d’étanchéité, d’évacuation des eaux de pluie ou d’entretien», rappelle le ministère de la Transition écologique. A cet égard, les autorités recommandent de ne pas y disposer d’objets lourds, de ne pas se masser en nombre sur un balcon.

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«Il faut considérer le propre poids du balcon, ainsi que les éventuelles personnes et objets qu’il pourrait supporter, en particulier au niveau de sa jonction avec le mur de façade», conseille le ministère. Signaler toute anomalie ou fissure à son syndicat de copropriété, son bailleur ou un professionnel du bâtiment est également essentiel. Car si les accidents sans gravité sont fréquents, les accidents plus dramatiques le sont tout autant : en janvier dernier, près de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), trois jeunes hommes se sont blessés en chutant de sept mètres depuis leur balcon. En 2016, à Angers (Maine-et-Loire), quatre personnes sont mortes et quatorze ont été blessées après le décrochement d’un balcon.

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